Le tango

 

   Le tango argentin est né vers 1880 à Buenos Aires et Montevideo dans les quartiers populaires et les maisons closes. Cette danse fut bannie par la haute société car sa sensualité fit scandale. Elle reflète le jeu entre les danseurs qui expriment leurs passions. Le tango original peut être qualifié de la sorte : « le vrai Tango argentin, sincère, ardent, concentré, puissamment sobre, aux pas serrés, où les danseurs semblent animés par une passion rythmique intérieure qui charge d’expression leurs moindres gestes... »[1] (Boulenger). Le tango connu son âge d’or dans les années 1920 après avoir été légitimé par Paris en 1913. Ce n’est qu’ensuite que la bonne société argentine l’adopta. L’Eglise s’opposa également à la pratique du tango et alla même à proposer une danse de remplacement, la furlane, qui ne connut pas grand succès. 

 

   Le tango pratiqué en Europe avait perdu le caractère original de la danse. Bien que l’on perdît de l’intérêt pour le tango dans les années 50, celui-ci reprit de l’essor à partir des années 80.

 

Nous enseignons le tango européen et le tango dancing.

 

[1] Marc Martin: Toutes les danses de société. Dancing et style. Paris : éditions De Vecchi, 1982, p.74.